vendredi 7 juin 2019

Citation

De compagnon d'exploration qu'il était le psychanalyste se métamorphose en un sage. On l'apprécie à la manière dont on pourrait être reconnaissant envers un garagiste compétent ou un expert informatique. Même analytiquement informée, la vision a remplacé l'introspection.

Christopher Bollas, Sens et mélancolie

mardi 4 juin 2019

Entretien avec Christopher Bollas à propos de son livre "Sens et mélancolie" (éditions d'Ithaque) sur le site de la Revue française de psychanalyse

Rfp –Vous venez de publier Sens et mélancolie. Vivre au temps du désarroi (trad. Benjamin Lévy, Éditions d’Ithaque, 2019. Titre original : Meaning and Melancholia: Life in the Age of Bewilderment). Dans ce livre, vous proposez une description de l’évolution du monde, surtout occidental, des deux derniers siècles dans laquelle l’actualité « traumatique » de l’élection de Trump, du vote en faveur du Brexit, des menaces populistes en France et en Italie seraient comme l’aboutissement d’une perte progressive du sens, marquée antérieurement par le développement du capitalisme industriel et impérialiste au XIXe siècle, les deux guerres mondiales au XXe, et la mondialisation financière depuis. Pouvez-vous nous préciser ce qui permet selon vous de voir une forme de continuité, presque de logique fatale, dans cette évolution, que vous considérez comme une menace pour la culture démocratique ?

[...]

https://www.rfpsy.fr/entretien-avec-christopher-bollas/

mardi 28 mai 2019

Parution aux éditions InPress de L'Année psychanalytique internationale 2019 sous la direction de Céline Gür Gressot et Jean-Michel Quinodoz

Pour ce 17e numéro de L’Année psychanalytique internationale, les articles suivants parus dans The International Journal of Psychoanalysis, 2018, vol. 99, ont été traduits en français :

Fred Bush :  À la recherche des rêveries de l’analyste

Maria Grazia Oldoini : Hallucinose et rêverie : la douleur d’Alice et ses transformations dans le cabinet de consultation

Thomas Hartung et Michael Steinbrecher : De la douleur somatique à la douleur psychique : le corps dans le champ analytique

Brett H. Clarke : Un chat n’est pas un cuirassé : l’esprit n’est pas le cerveau. Réflexions sur le sens de la « neuropsychanalyse »

Maria Rhode : Approches de l’autisme et relations d’objet

Rachel B. Blass : Introduction à « Une section spéciale sur Les Leçons sur la Technique par Melanie Klein »

Jean-Michel Quinodoz : « Lectures on technique by Melanie Klein » : le retour des sentiments.

Jay Greenberg : La technique de Klein

Kay M. Long : Lire Klein, de Margaret Rustin et Michael Rustin (Routledge, 2017)

http://www.inpress.fr/livre/lannee-psychanalytique-internationale-2019/

vendredi 17 mai 2019

Citation

Permettez-moi de renouveler la question : quelles sont les pensées sauvages, quels sont les sentiments sauvages que vous êtes prêts à risquer d'accueillir en vous ?

Wilfred R. Bion, Séminaires italiens : Bion à Rome

mardi 7 mai 2019

Citation

Bion considère que le tissage de la vie psychique s'opère au moyen de deux fils inhérents à la qualité humaine de l'être : la dépendance et la solitude.

Florence Guignard, préface à Séminaire italiens : Bion à Rome

mardi 23 avril 2019

Citation

Pour le dire autrement, il est probable que la plus grande aide qu'un psychanalyste puisse recevoir, il ne l'obtienne ni de son propre analyste, ni de son superviseur, ni encore de son enseignant ou des livres qu'il pourrait lire, mais bien de son patient.

Wilfred R. Bion, Séminaires italiens. Bion à Rome

vendredi 19 avril 2019

Citation

Nous avons atteint le point où nous ne croyons plus ni en la valeur de la vie, ni au mandat éthique qui nous ordonne d’améliorer la condition humaine. Nous avons renoncé à nous-mêmes. Ce faisant, nous avons abandonné la quête d’un sens individuel ou collectif. Céder passivement à la corruption qui s’est répandue partout a transformé notre folie des grandeurs maniaque en dépression collective.
Nous avons changé.
Avec la perte du sentiment que les choses peuvent faire sens – la fin de l’idée que nos vies servent à quelque chose – le deuil est devenu mélancolie. Cette mélancolie nous met en colère contre les pertes subies. Inconsciemment, nous accusons tout ce qui semble nous avoir laissés tomber. Nous nous sentons abandonnés par les prédicats humanistes de la culture occidentale et par le réseau de systèmes de croyances qui semblaient offrir une vision progressiste de l’humanité.

Christopher Bollas, Sens et mélancolie. Vivre au temps du désarroi

mardi 16 avril 2019

Citation

Les formes les plus communes d'automédication – les antalgiques, l’alcool – sont sans doute autodestructives, mais des modalités de développement personnel moins nocives pour l’organisme – les régimes fitness, les remèdes naturels, la psychologie populaire – ont également pour but de neutraliser notre douleur en nous encourageant à ne plus être les guides de notre propre existence pour nous subordonner plutôt à toute la gamme des idéologies ou des religions, depuis l’option fondamentaliste jusqu’au dernier truc en vogue.

Christopher Bollas, Sens et mélancolie. Vivre au temps du désarroi

vendredi 12 avril 2019

Vient de paraître aux éditions d'Ithaque : "Sens et mélancolie. Vivre au temps du désarroi" de Christopher Bollas

Sens et mélancolie
Vivre au temps du désarroi

Christopher Bollas

Traduit de l’anglais (EUA) par Benjamin Lévy

L’élection de Donald Trump, le Brexit, la montée des extrêmes, voilà autant de symptômes d’un nouveau malaise dans la civilisation. Mais un état des lieux s’impose. Jamais nos existences n’ont été aussi peu polarisées par la quête de sens, et jamais nous n’avons disposé d’aussi peu de temps pour élaborer l’expérience vécue.  Porté par un style puissant, Christopher Bollas gratte le vernis dont se pare notre époque et se propose ici de révéler la crise dont nous sommes les contemporains. Pour ce faire, il déroule la fresque des processus psychologiques sous-jacents à la marche de l’Histoire au cours des deux cents dernières années. Depuis l’euphorie caractéristique de la fin du XIXe siècle jusqu’à notre transformation en interfaces numériques, en passant par le deuil inachevé de la Grande Guerre, la mutilation psychique imposée par le second conflit mondial, les clivages de la personnalité et l’isolement qui dominèrent la fin du XXe siècle, Bollas sépare les strates du traumatisme cumulatif dont nous sommes les héritiers  et propose un plan de refondation de la démocratie qui tient compte autant des conditions psychiques d’une pensée ouverte que de ses modalités sociales et politiques.

https://www.ithaque-editions.fr/ithpsy032-bollas

mardi 9 avril 2019

Citation

Il se peut que nous soyons tentés de dire : "Je suis américain", ou "britannique", ou "freudien", ou "jungien", ou "kleinien", ou n'importe quel label "respectable". Mais chaque psychanalyste doit avoir la hardiesse, et la ténacité qui va avec, d'insister sur le droit d'être soi-même et d'avoir son propre avis sur cette expérience étrange qui a lieu lorsqu'il saisit la présence de quelqu'un d'autre dans la pièce.

Wilfred R. Bion, Bion à New York et à São Paulo

vendredi 5 avril 2019

En ligne sur cairn.info (accès payant) : "Regards croisés entre Beckett et Bion" par Annick Le Moal-Sommaire, Revue française de psychanalyse vol. 83, n° 1, 2019

Regards croisés entre Beckett et Bion
Annick Le Moal-Sommaire
Revue française de psychanalyse 2019/1 (Vol. 83), pages 181 à 190

Résumé

Après la mort brutale de son père, Beckett parvient à quitter une mère au regard méprisant pour se faire soigner à Londres par Bion. Animé d’angoisse d’impuissance créative, il évoque sa vie comme « négation de la vie ». « Rien à faire » dit Estragon dans En attendant Godot. À partir de l’expérience psychanalytique à l’abri du voir, chacun de ces deux grands auteurs tire des intuitions parallèles riches, l’un sur un mode conceptuel abstrait, l’autre sur un mode littéraire.

https://www.cairn.info/revue-francaise-de-psychanalyse-2019-1-page-181.htm

mardi 2 avril 2019

Citation

Il faut bien qu'on s'habitue à une chose extraordinaire : cette drôle de conversation que nous appelons psychanalyse marche - c'est incroyable, mais ça marche !

Wilfred R. Bion, Bion à New York et à São Paulo

mardi 26 mars 2019

Citation

Par notre activité même, nous suscitons perpétuellement, chez les gens, de la haine à l'égard de ce métier.

Wilfred R. Bion, Bion à New York et à São Paulo

vendredi 22 mars 2019

En ligne sur cairn.info (accès payant) : "Et si Winnicott avait raison ? La bisexualité, le concept oublié de la psychanalyse" par Dominique Gaucher, Revue Le Coq-Héron n° 236, 2019

Et si Winnicott avait raison ?
La bisexualité, le concept oublié de la psychanalyse
Dominique Gaucher
Le Coq-héron 2019/1 (N° 236), pages 37 à 52

Résumé

Lancée dès 1896 par le fondateur de la psychanalyse comme un concept fondamental, la bisexualité n’a pas été élaborée par Freud, et si peu par ses successeurs. Winnicott est un des premiers psychanalystes à se poser la question de la bisexualité sous l’angle du développement de l’individu. La bisexualité, composée d’un élément masculin et d’un élément féminin pour chaque individu, va organiser le développement psychique du bébé qu’il soit fille ou garçon. Cette organisation s’effectue autour de deux axes : l’« être » pour l’élément féminin, et le « faire » pour l’élément masculin.

https://www.cairn.info/revue-le-coq-heron-2019-1-page-37.htm?contenu=resume

mardi 19 mars 2019

Vient de paraître : "La Présence : au cœur de la psychanalyse et de la psychothérapie" de Pascale Gérard, éditions Librinova

La Présence
de Pascale Gerard

La présence est une dimension essentielle de la pratique psychothérapique. C'est une qualité d'être.  Ce livre explore ce thème et ce qui favorise la présence ou non : une certaine posture intérieure, la qualité humaine du thérapeute, son entièreté et sa capacité à être dans la séance avec sa vulnérabilité et sa créativité, la bienveillance, et l'ouverture du cœur, la sensibilité à la communication verbale et non verbale, la possibilité à être présent ici et maintenant, etc.
Cette qualité de présence se vit parfois comme une pleine présence et rejoint alors la dimension spirituelle de l'être humain.
Comment la présence du psychanalyste à son patient va-t-elle se vivre dans le transfert ? Comment la présence va-t-elle changer au cours du processus d'individuation du patient ? Comment la qualité de présence va-t-elle se modifier selon les phases de la thérapie et la dynamique en cours ? Quelle est l'importance de la qualité de présence dans la construction de l'enfant ?
Autant de questions abordées dans cet ouvrage, écrit dans un langage clair, à destination des professionnels et des étudiants mais aussi pour un public plus large.

https://www.librinova.com/librairie/pascale-gerard/la-presence

mardi 12 mars 2019

Citation

Je ne peux pas être complètement analysé - je ne pense pas que ce soit possible. Il faut bien s'arrêter un jour ou l'autre ; après quoi, on fait au mieux avec ce qu'on est.

Wilfred R. Bion, Bion à New York et à São Paulo

mardi 5 mars 2019

Citation

[...] un point essentiel à propos du contre-transfert est qu'il est inconscient. Les gens parlent d'"utiliser" leur contre-transfert. Or ils ne peuvent rien utiliser du tout, parce qu'ils ne savent pas ce que c'est. Ce qui existe, c'est ma réaction émotionnelle au patient ; en étant conscient de posséder des caractéristiques proprement humaines, comme des préjugés ou du sectarisme, je peux m'attendre à être plus tolérant et à laisser au patient le soin d'estimer si mon interprétation est correcte ou non.

Wilfred R. Bion, Bion à New York et à São Paulo

mardi 19 février 2019

À découvrir sur le site de la Revue française de psychanalyse : "Le travail de la transformation : de Freud à Bion" de Fernando Riolo


LE TRAVAIL DE LA TRANSFORMATION : DE FREUD À BION

Une transformation n’est pas un changement : cela suppose que quelque chose reste inchangé à travers le changement ; autrement, il ne s’agirait pas d’une transformation, mais d’une chose entièrement nouvelle et différente. Ce qui caractérise une transformation est la présence d’éléments invariants entre l’état initial et l’état final de la transformation.

[...]

Fernando Riolo

mardi 12 février 2019

À découvrir sur le site de la Revue française de psychanalyse : "Sigmund Freud et Wilfred R. Bion. Filiation et commensalité" de Florence Guignard


SIGMUND FREUD ET WILFRED R. BION. FILIATION ET COMMENSALITÉ

« Article de Florence Guignard, paru in Revue française de psychanalyse, t. LIIX, n° spécial congrès (1994). »
Avant-propos
Maints travaux remarquables ont été publiés au sujet de l’œuvre et de la personne de W.R. Bion, à commencer par l’incontournable Introduction à l’œuvre de W.R. Bion écrite par Léon Grinberg et ses collaborateurs. Mes réflexions sur la double question de la filiation de Bion  par rapport à Freud et de la possibilité de les considérer l’un avec l’autre dans un rapport de commensalité à l’intérieur de notre identité de psychanalystes d’aujourd’hui, ne doivent donc être entendues que comme un apport délimité et pragmatique, visant à établir quelques ponts entre les grandes lignes de notre héritage freudien et ce que j’ai pu apprécier de la pensée de Bion dans ma pratique clinique et dans ma recherche métapsychologique personnelle.
[...]

Florence Guignard

mardi 29 janvier 2019

Vient de paraître : "Transformations et accomplissements psychiques", Revue française de psychanalyse n° 5, Tome LXXXII, 2018


Le concept de transformation est omniprésent dans la psychanalyse, bien qu’il soit rarement utilisé d'une manière spécifique. C’est seulement avec Bion qu'il prend une signification particulière, c’est-à-dire qu’il devient un concept absolument central, définissant une nouvelle théorie et une nouvelle technique pour la psychanalyse. Au départ, Bion ne fait que proposer une théorie de l'observation en psychanalyse plus efficace et susceptible d'augmenter le niveau formel des concepts psychanalytiques. Mais bien vite, il en arrive à la définition d’un nouveau paradigme. Contrairement au paradigme classique, ce dernier peut être défini comme esthétique ou intersubjectif. La relation mère enfant est le modèle central de ce nouveau paradigme. Et la transformation est un outil des plus précieux (« clarificateur [illuminating] ») pour saisir l'évolution de l'expérience émotionnelle de la séance. Le concept de transformation permet de rendre l'analyste plus réceptif au discours inconscient et au spectre des manifestations oniriques en séance : rêverie, transformation en rêve, transformation en hallucinose, flash onirique, rêverie « somatique », etc.  C'est cela qu'il s'agit d'analyser dans ce numéro issu des communications du 78e Congrès des psychanalystes de langue française.

https://www.puf.com/content/Revue_fran%C3%A7aise_de_psychanalyse2018_t_82_n%C2%B0_5_Congr%C3%A8s

vendredi 25 janvier 2019

Revue belge de psychanalyse "Destructivité et champ du négatif", numéro 73, 2018


Destructivité et champ du négatif

Un parcours avec André Green

EDITORIAL
Le renversement de l’hallucination : du trou au négatif
JEAN-PAUL MATOT

Penser la clinique avec André Green
MARIE-FRANCE DISPAUX

L’hallucination négative dans la clinique
CLAIRE DE VRIENDT-GOLDMAN, BLANDINE FAORO-KREIT ET ARLETTE LECOQ

La petite fille aux chocolats et le travail du négatif : une discussion théorico-clinique
CATHERINE KEYEUX

La réponse est le malheur de la question
DIANA MESSINA-PIZZUTI

La problématique narcissique : la vision d’André Green
MARC HEBBRECHT

La destructivité au carrefour de l’individuel et du collectif
NICOLE MINAZIO

La dépression : perte de l’objet, perte du fantasme et sortie
CLÉMENT RIZET

mardi 22 janvier 2019

Vidéo (9/9) : "Matinée d'études : la formation de l'analyste" du 10 mars 2018 organisée par les éditions d'Ithaque


Matinée d'études sur LA FORMATION DE L’ANALYSTE, avec la participation de Franco De Masi, Annick Sitbon, Alain Gibeault, Patrick Guyomard, Bernard Chervet.

Organisée par Les Éditions d’Ithaque le 10 mars 2018, à Paris, à l'occasion de la parution de l'ouvrage de Franco De Masi, Leçons de psychanalyse.