mardi 1 mars 2016

À paraître le 21 mars aux éditions d'Ithaque : "Un rayon d'intense obscurité : ce que Wilfred R. Bion a légué à la psychanalyse" de James S. Grotstein

Un rayon d’intense obscurité
Ce que Wilfred R. Bion a légué à la psychanalyse
James S. Grotstein
Traduit de l’anglais (États-Unis) par le Groupe de travail Bion

Parution : 21 mars 2016

Titre original
A Beam of Intense Darkness. Wilfred Bion’s legacy to Psychoanalysis (Karnac Books, 2007)

Analysant de Wilfred Ruprecht Bion à Los Angeles dans les années 1970, James Grotstein a beaucoup contribué à la diffusion et au développement de l’œuvre du psychanalyste britannique. Dans cet ouvrage, l’exégèse la plus détaillée qu’il en ait donné, il propose une plongée singulière dans la métapsychologie bionienne. 
La rêverie, les transformations, la relation contenant-contenu, les pensées sans penseur, la Grille ou la fonction-α sont mis au travail dans une synthèse originale au style très personnel. Le Bion «mystique», postkleinien, y est pris très au sérieux.

En mobilisant son expérience sur le divan de W. R. Bion, Grotstein fait resurgir au cœur de sa connaissance encyclopédique d’une œuvre souvent mal comprise la proximité émotionnelle qui le liait à son auteur – une façon de poursuivre, au-delà du deuil, le dialogue avec son ancien analyste et ses concepts. Fidèle à l’injonction reçue de Bion lui-même, Grotstein prête ainsi une attention soutenue à ses propres réactions aux idées bioniennes et nous livre là un document passionné : le « journal intime de [sa] lecture de Bion ». 

Le Groupe de travail Bion, qui a traduit cet ouvrage, est composé de Pierre-Henri Castel, Lucien Dubuisson, Véronique Godfroy, Alain Le Ciclé, Benjamin Lévy, Arthur Mary, Mathieu Rigo, Isabelle Robert, Thierry de Rochegonde et Ana de Staal. Il a été crée à l'initiative de Pierre-Henri Castel dans le but de traduire ce livre majeur de J. S. Grotstein.

James S. Grotstein (1925-2015) est une figure psychanalytique incontournable de la seconde moitié du XXe siècle. Né dans l’Ohio, il étudie la psychiatrie avant d’intégrer la Société psychanalytique de Los Angeles et de se spécialiser dans le traitement des psychoses et des troubles narcissiques. Sa lecture à la fois savante et personnelle des pensées de Wilfred R. Bion (dont il fréquente le divan dans les années 1970) et de Melanie Klein lui vaudront la reconnaissance de la communauté psychanalytique internationale. 

Marqué par l’œuvre de William R. D. Fairbairn, entretenant des échanges vivants avec Herbert Rosenfeld, Frances Tustin, André Green, Otto Kernberg ou Ignacio Matte Blanco, ce promoteur de la pensée kleinienne en Amérique nourrira à son tour, de ses recherches, des auteurs aussi créatifs que Thomas Ogden ou Antonino Ferro. En une douzaine d’ouvrages – dont Splitting and Projective Identification (1985), The Borderline Patient (1987) ou Fairbairn and the Origins of Object Relations (1997) – et une centaine d’articles, il introduira des conceptualisations innovantes telles la « transidentification projective » ou les « présences psychiques », tentera d’établir des ponts entre l’ego-psychology américaine et la théorie britannique des relations d’objet, proposera une recontextualisation de la notion freudienne de névrose infantile…

Professeur de psychiatrie à l’université de Californie (UCLA), psychanalyste et superviseur de cures au Centre psychanalytique de Californie et à l’Institut psychanalytique de Los Angeles, il exercera son métier avec passion et dévouement pendant plus d’un demi-siècle. En 2011, l’Association psychanalytique internationale lui rendra hommage pour ses éminents travaux. Bien que particulièrement estimées en Italie et en Amérique du Sud, les recherches de James Grotstein n’ont pourtant pas rayonné jusqu’en France où son œuvre reste à traduire. Un rayon d’intense obscurité est son premier livre publié en français.

http://www.ithaque-editions.fr/livre/66/Un+rayon+d---intense+obscurite+-+Ce+que+Bion+a+legue+a+la+psychanalyse